Chez Dacia, chaque nouveauté est un événement, mais celle-ci pourrait bien bousculer durablement le marché. Pour enrichir son offre sur le segment C (celui des modèles compacts), la marque franco-roumaine vient de dévoiler le Striker (qui signifie « buteur » ou « percuteur » en anglais).
Avec ce modèle inédit, Dacia ne se contente pas de proposer un véhicule de plus : elle s’attaque à une catégorie très prisée avec une proposition sans réelle concurrence directe. Alors, la marque s’apprête-t-elle à signer un nouveau « strike » commercial ? Tour du propriétaire de ce futur carton annoncé.
Un crossover audacieux qui brouille les pistes

Le terme « crossover » prend ici tout son sens. Le Striker est un savant mélange des genres : ni tout à fait une berline, ni tout à fait un SUV, ni tout à fait un break. Il emprunte à chaque catégorie ses meilleurs ingrédients.
Le côté berline/coupé : Une partie haute profilée, des vitrages réduits en hauteur, ainsi qu’un pare-brise et une lunette arrière très inclinés. Résultat ? Un coefficient de pénétration dans l’air (Cx) de 0,29, très correct pour son gabarit.
Le côté SUV : Des protections de carrosserie en plastique brut sur les tours d’ailes et les bas de portes, des faces avant et arrière très verticales dégageant une impression de robustesse, et surtout une garde au sol généreuse de 19 à 20 cm.
Le côté break : Une hauteur contenue à seulement 1,53 m qui étire sa silhouette, optimisant l’espace à bord sans l’effet « armoire normande » de certains gros SUV.
Avec ses 4,62 m de long, le Striker devient officiellement le plus grand modèle de la gamme Dacia (dépassant le Bigster de 5 cm et le Jogger de 8 cm). Son objectif commercial est clair : faire la paire avec le Bigster pour faire grimper la part de la marque sur le segment C de 20 % à 33 % de ses ventes globales.

Un design qui s’émancipe (et de grandes jantes !)
Visuellement, le Striker marque une vraie évolution dans le design Dacia. Si l’ADN de la marque reste identifiable, il arbore des proportions inédites et inaugure une toute nouvelle signature lumineuse en forme de « T », à l’avant comme à l’arrière.
On remarque également sa calandre noir laqué, son capot creusé et, fait marquant pour la marque, des jantes imposantes allant de 17 ou 18 pouces de série jusqu’à 19 pouces en option. Un monde d’écart avec les roues de 14 pouces de la toute première Logan ! Petit clin d’œil sympa : un insert en plastique sur les portières avant affiche les coordonnées GPS de la mythique route Transfăgărășan en Roumanie.
Un habitacle spécifique et une technologie surprise

À l’intérieur, Dacia a fait le choix d’une planche de bord 100 % spécifique, qui n’est reprise d’aucun autre modèle de la gamme. Si les plastiques durs restent omniprésents (low-cost oblige), les assemblages sont soignés et une pièce en matériau doux au toucher face au passager vient rehausser l’ensemble.
La vraie surprise technologique vient de l’instrumentation. Le conducteur fait face à un écran de 7 pouces dont l’affichage est projeté sur une lame en plastique (un système qui rappelle le i-Cockpit 3D de Peugeot), une première pour une marque dite “accessible”. Au centre, on retrouve un écran multimédia de 10,1 pouces de série, réactif et facile d’utilisation, embarquant le système Media Nav avec 8 ans de mises à jour gratuites sur les versions hautes.
Dacia a également corrigé le tir concernant les sièges : la sellerie est inédite et beaucoup plus creusée, offrant un bien meilleur maintien latéral tout en préservant le confort.

Le sens pratique poussé au maximum
Côté habitabilité, l’espace aux jambes à l’arrière est royal grâce à la plateforme CMF-B. Mais c’est au niveau du coffre que le Striker brille particulièrement :
Un volume généreux de 600 litres banquette en place.
La présence (sur les finitions hautes Extreme ou Journey) d’un hayon électrique.
Des tirettes pratiques pour rabattre la banquette depuis le coffre.
Un double plancher scindé en trois parties pour compartimenter le chargement.
En bonus, Dacia s’inspire des meilleures astuces d’autres constructeurs (comme Skoda) en intégrant une raclette à givre cachée sur le côté de la planche de bord (accessible portière ouverte), sans oublier les fameux crochets et accessoires modulables YouClip.
Enfin, le constructeur promet que le Striker sera le modèle le plus silencieux de son histoire grâce à un gros travail d’insonorisation (vitrage feuilleté, joints de portes triplés et isolants renforcés sous le capot).

Moteurs et tarifs : la recette du succès ?
Sous le capot, pas de jaloux. Le Striker proposera des motorisations micro-hybride et hybride, avec le choix entre des transmissions 4×2 et 4×4.
Le ticket d’entrée est annoncé à partir de 25 000 €. Un positionnement tarifaire agressif pour un véhicule de plus de 4,60 m, qui devrait faire trembler la concurrence généraliste lors des premiers essais routiers.

Et vous, que pensez-vous de ce nouveau Dacia Striker ? Ce look à la croisée des chemins peut-il vous séduire ?




