Chez SJ Automobiles, on aime suivre les nouveautés qui redessinent les frontières du possible, et celle-ci en fait clairement partie. Porsche vient de dévoiler la 911 GT3 S/C, une première dans l’histoire du modèle : après quatre générations exclusivement en carrosserie fermée, la GT3 s’offre enfin une version cabriolet. De quoi séduire les amateurs de sensations fortes qui rêvaient de savourer le fameux flat-six à ciel ouvert.
Une première historique pour la GT3

Depuis ses débuts en 1999, la GT3 a toujours été pensée comme la version routière d’une auto de compétition, avec une rigidité de caisse maximale qui imposait jusqu’ici un toit fixe. Avec cette S/C — pour Sport Cabriolet — Porsche change la donne sans pour autant en faire une série limitée, contrairement à la mythique 911 Speedster type 991 dont elle reprend certains codes esthétiques. Le nom S/C n’est d’ailleurs pas un hasard : il rappelle la Super Carrera de la fin des années 1970, tout en s’appliquant ici à la génération 992.2.
Le flat-six atmosphérique à ciel ouvert

Sous le capot arrière, on retrouve le bloc de la GT3 restylée : un six cylindres à plat atmosphérique de 4,0 litres, capable de grimper jusqu’à 9 000 tr/min, pour 510 ch et 450 Nm envoyés aux seules roues arrière via une boîte manuelle à six rapports courts. Seule transmission proposée, elle confirme la vocation résolument sportive et engagée de cette variante.
Côté carrosserie, la S/C reprend l’architecture d’une 911 Cabriolet classique plutôt que celle, plus radicale, de la Speedster (pas de pare-brise tronqué ni de couvre-tonneau à double bossage ici). Sa capote en toile s’ouvre et se ferme électriquement en environ 12 secondes, même en roulant jusqu’à 50 km/h. Un détail esthétique la distingue toutefois : ses montants de pare-brise sont noirs de série, assortis à la capote, pour abaisser visuellement la silhouette de la voiture.

Des éléments allégés empruntés à la S/T
Un cabriolet impose des renforts de structure supplémentaires, donc du poids en plus. Pour compenser, Porsche a puisé dans la boîte à outils de la 911 S/T (2023) : capot, ailes creusées à l’avant, portières creusées et renfort de soubassement en fibre de carbone, barres antiroulis et jantes en magnésium (20 pouces à l’avant, 21 à l’arrière, ici finies en doré). Les freins carbone-céramique PCCB et une batterie légère de 40 Ah complètent l’équipement de série.

Résultat : 1 572 kg à vide, soit seulement 38 kg de plus que la GT3 fermée. Sur le plan aérodynamique, la S/C opte pour un spoiler arrière actif avec becquet Gurney plutôt que l’imposant aileron fixe de la GT3 d’origine, un choix qui la rapproche visuellement d’une GT3 Touring.
Des performances qui ne sacrifient rien
Malgré l’ouverture du toit, Porsche annonce des chronos identiques à ceux du modèle à toit fixe : 0 à 100 km/h en 3,9 secondes et une vitesse maximale de 313 km/h. Une prouesse qui confirme le sérieux du travail d’allègement mené par les ingénieurs de Zuffenhausen.
Une option exclusive : le pack Street Style

Réservé à la GT3 S/C, le pack esthétique Street Style joue la carte rétro et colorée : bandes latérales rouge Pyro, jantes gris Slate, étriers de frein dorés, sièges Sport Plus adaptatifs à contours en cuir rouge avec partie centrale à motifs à carreaux (rouge, gris, blanc), jusque dans la boîte à gants. Cette option est facturée 27 455 €.

Prix et positionnement
La Porsche 911 GT3 S/C démarre à 276 500 € hors options, soit environ 62 800 € de plus qu’une GT3 classique — sans compter le malus écologique, qui peut atteindre 80 000 € sur ce type de motorisation. Un ticket d’entrée élevé, cohérent avec le caractère exclusif de cette première GT3 décapotable, même si elle n’est pas produite en série limitée.
À retenir pour nos clients passionnés : cette S/C s’adresse à un public très ciblé, prêt à investir dans une sportive au caractère radical (boîte manuelle uniquement, moteur atmosphérique poussé dans les tours) tout en profitant du plaisir de conduite à ciel ouvert. Un modèle qui devrait rapidement devenir une pièce recherchée sur le marché de l’occasion premium dans les années à venir.

Source : Porsche / L’argus




